MUSEE MARCHFIELD: UN MUSEE A CIEL OUVERT

Lors d’un road Trip en Californie, j’ai fait un petit détour vers un musée fort sympathique: Le March Field Air Museum. Celui-ci est situé sur la Highway 235 au sud-est de Los Angeles, près de Moreno Valley et de Riverside. Il se trouve à côté de la base de la réserve aérienne de March. Ouvert au public en 1979, dans la base militaire, l’espace venant à manquer, il a été déplacé en 1993 sur le lieu actuel. Ce musée abrite environ 80 avions, répartis dans quelques hangars, mais aussi et surtout à l’extérieur sous le magnifique soleil californien. C’est une remarquable collection d’appareils militaires de tout types, résumant l’histoire de l’aviation.


Les avions d’attaques au sol

Le tarmac de Marchfield nous offre un bouquet d’avions d’attaque au sol qu’on a peu l’occasion de voir. A commencer par ce YA 9a Northrop prototype construit en deux exemplaires et qui n’a pas été retenu face au Fairchild A10 Thunderbolt. Le Skyhawk A4 biplace porte quand à lui une décoration originale dite “aggressor”, utilisé lors d’exercices de combat aérien avec des tactiques de vols des pays de l’est afin d’entrainer les pilotes américains. L’Invader a été utilisé pendant 30 ans sous différents rôles, d’abord bombardier léger pendant la seconde guerre, puis avion d’attaque au sol pendant le guerre de Corée ou du Vietnam. Certains ont même été transformés pour devenir des bombardiers d’eau. Le Skyraider imaginé à la fin de la seconde guerre mondiale, arriva trop tard pour y participer et finira par avoir le rôle de soutien des troupes au sol pendant la guerre du Vietnam.

Les bombardiers

Peut être la partie la plus impressionnante de ce musée, voir un B17 qui est déjà grand et se rendre compte qu’il est minuscule par rapport au B52, c’est juste hallucinant. Sont conservés aussi un superbe B29 à la décoration originale et son remplaçant le B47 Stratojet premier bombardier à réaction de la guerre froide.

Les chasseurs

L’essentiel de la collection de chasseurs tourne autour des années 1950 à 1980. On trouve aussi quelques répliques du début de l’aviation, comme le Nieuport 11 de la première guerre mondiale, le magnifique biplan P6 Hawk des années 30 et aussi quelques chasseurs de la seconde guerre mondiale comme le P38 ou le P39.

Les avions d’entrainement

Du planneur au T38, le musée possède quelques avions d’entrainement bien connu comme le T6 (ici une version SNJ4) ou le T33.

Les hélicoptères

Ils ont été regroupés dans une même scène représentant une base pendant la guerre du Vietnam.

Les avions cargos

Le musée de Marchfield regorge de beaux spécimens imposants allant du DC3 au C141.
Chose surprenante lors de ma visite, les bénévoles avaient mis à disposition le C141 pour qu’il serve d’espace de jeu à un enfant qui fêtait son anniversaire avec ses copains. Quoi de mieux pour un enfant que d’imaginer être un pilote et avoir accès à son rêve pendant un instant. Cela résume bien l’esprit de ce musée, un espace ouvert à tout point de vue .

Les avions “spéciaux”

On trouve toutes sortes d’avions dans ce musée : un SR71, des avions ravitailleurs, un hydravion des gardes côtes, quelques avions “ennemis”, des drones…

Bien évidemment, je ne peux pas vous montrer les photos de tous les avions de ce musée immense… Il y en a tant à découvrir.

Marchfield présente également une multitude d’autres choses : moteurs, cockpits, véhicules, documents et hommages à des personnages ayant marqué l’histoire de l’aviation.

Le personnel du musée est très accueillant, comme partout aux Etats Unis. Certains des bénévoles sont d’anciens pilotes militaires toujours prêts à organiser et commenter une visite. La balade en extérieur peut se faire en petit train mais il est clair qu’à pied on apprécie encore mieux la visite. D’autant, qu’on peut approcher les avions et tourner autour sans aucune retenue. Si vous êtes accompagnés d’un bénévole, vous pouvez même rentrer dans le cockpit de quelques avions. Une telle proximité sans barrière n’est pas imaginable en France, au vue du manque de respect de certains. Aux Etats Unis, c’est mettre une barrière qui serait un manque de respect ! C’est clairement un autre état d’esprit et on se sent libre dans ce musée à ciel ouvert.
Cette étape fut trop rapide à mon goût car je devais reprendre la route pour la suite du roadtrip. Ce qui est sûr c’est que je ne bouderais pas mon plaisir à repasser par ce musée.

https://www.marchfield.org/

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